Une tribune, une soif commune d'expression.
Aucun message portant le libellé Québec. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Québec. Afficher tous les messages

27 juin 2011

Demain peut toujours nous appartenir

Je dédie à tous les élus souverainistes de l'Assemblée nationale (même Amir et les libéraux qui s'assument pas !) cette chanson que la plupart doivent déjà connaître. J'ai déjà avancé une partie de ma pensée sur les évènements récents, la Providence nous dira bien assez tôt le dénouement de cet épisode de la vie politique du Parti Québécois.



Je ne pense pas que c'est pour bientôt un caucus parallèle «élargis» des tenants du OUI, mais je perds pas espoir que le promotion de l'Indépendance nationale va sortir plus forte de ce mois de juin politiquement explosif.

Demain nous appartient, à partir d'aujourd'hui
si vraiment on y tient

19 juin 2011

Simplement voter aux générales

J'ai dernièrement présenté les joies de la version simple de Wikipédia. Avec tout ce qui se passe au Parti Québécois et la menace d'élections anticipées à Québec pour profiter de la tempête et couper l'herbe sous le pied de Legault, voici un grand moment de la démocratie, une définition simple des choix politiques qui risquent de s'offrir au peuple québécois lors du prochain scrutin.

6 juin 2011

Souffrir pour être belle

Départ sur les chapeaux de roue pour la semaine politique : Trois députés hautement ministrable de l'aile parlementaire péquiste décident qu'il n'est plus dans le sens de leur conviction de siéger comme péquiste à l'Assemblée nationale. La nouvelle a fait l'effet d'une bombe dans les médias, jette un pavé dans la mare déjà sérieusement trouble de l'agenda autocratique du maire Labeaume et doit avoir déclenché un tsunami dans la blogosphère souverainiste et politique québécois (je m'en suis gardé avant d'avoir moi-même fait ma sortie sur le sujet).

21 avril 2011

Gare au Bloc : Dépassement par la gauche !!

Comme toute campagne électorale qui se respecte, la fédérale 2011 nous amène un rebondissement inattendu : le NPD prendrait la tête des intentions de votes au Québec. Avant de crier à la remise en question de la suprématie bloquiste sur les sièges du Québec, il y a un pas que plusieurs franchissent allégrement.

La question est cependant plutôt nouvelle, surtout pour le Bloc, qui avait déjà été pris par surprise lorsqu'il avait dû changer son habituel discours anti-libéral pour contrer la poussée conservatrice qui a mené Stephen Harper au pouvoir. Désormais, le Bloc est menacé d'un dépassement par la gauche, ce qui doit désarçonner quelques stratèges sur la rue Crémazie...

Jean-François Lisée a écrit sur le flirt des électeurs bloquistes avec le NPD un excellent article que je vous recommande vivement. Moi-même, je crois bon vous communiquer cette synthèse qui peut être utile pour départager deux formations politiques qui ont pourtant un programme très similaire :


Parti
Bloc Québécois
Nouveau Parti Démocratique
Idée maîtresse
Souveraineté du Québec
Social-démocratie
Type de parti
Parti d’intérêts (le Québec)
Parti d’idées (gauche)
Loyauté première
Le Québec
Justice sociale
Loyauté particulière
Le Parti Québécois
La consolidation des NPD fédéral, provinciaux, voire municipaux
Partage des compétences
Restreindre l’ingérence fédérale dans les champs provinciaux
Utiliser l’ingérence fédérale pour dicter l’implantation des programmes sociaux
Transition du Québec à l’indépendance
Victoire du OUI par 50%+1 des voix dans un référendum (tel que défini par le PQ)
Consentement du Parlement fédéral et de l’ensemble des provinces (tel que défini dans la Loi Dion sur la clarté)
Défendra toujours…
Une position unanime de l’Assemblée nationale
Une position unanime des syndicats canadiens-anglais

En termes négatifs, le Bloc sera prêt à laisser passer un recul de la justice sociale pan-canadienne pour ne pas affaiblir le Québec. Le NPD sera prêt à affaiblir les droits du Québec pour améliorer le sorts des gens en Colombie-Britannique, en Ontario, à Terre-Neuve et j'en passe...

En termes positifs, les nationalistes progressistes devront choisir l'étiquette qui leur paraît la plus importante.

La phrase à retenir selon moi : Le Bloc est progressiste sauf si cela l'empêche d'être nationaliste, le NPD n'est jamais nationaliste, même si cela ne l'empêche pas d'être progressiste.

21 décembre 2010

Plus que ce que le client avait demandé

J'étais curieux de trouver une version «orchestrale» de chants patriotiques québécois, et je suis tombé sur ceci, «Mon pays», de Gilles Vigneault, interprété par le Choeur de l'Armée rouge. Sans surprise, ce vidéo se ramasse ici !

20 décembre 2010

Détesteur

Je vous présente ici mon deuxième essai à exploiter le filon créatif de la haine. Cette émotion, au demeurant généralement violente, est souvent des plus étranges. J'irai droit au but : depuis l'hiver dernier, je suis pris d'une inexplicable aversion pour les manteaux Canada Goose.

13 décembre 2010

Lettre ouverte aux donateurs libéraux

Après plusieurs tergiversations, je crois que je devrai revenir avec plus de tact sur mes propos et sur la question du financement des partis politiques. C'est pourquoi je ne crois plus à la pertinence de cette lettre ouverte. J'en laisse toutefois les points essentiels, car je déteste me dédire.

  •  Étant généralement opposé aux vues du Parti libéral, je considère comme adversaire ceux qui le financent. Une adversité tout à fait légitime en démocratie et parfaitement réversible, je suis moi-même adverse dans mes actes par rapport à des tas de gens.
  • J'estime que la propension des élites fédéralistes  a déjà démontré que sa propension dominante fut de tricher plutôt que de perdre, au nom de la raison d'État canadienne.
  • J'ai l'intuition que le parti libéral est de loin la formation québécoise profitant le plus de dons généreux
  • La proposition du PQ de plafonner les dons annuels aux partis politiques à 500$ n'est pas vertueuse. Elle résulterait en une perte sèche considérable pour le PLQ par rapport à l'impact sur les finances péquistes.
  • À mots couverts et en les traitant de «cibles», le Réseau de résistance du Québécois effectue un appel à la haine de sang froid contre les grands donateurs du parti libéral. Je ne crois pas qu'il s'agisse d'une démarche fondée et productive. Pis encore, je ne crois pas qu'il puisse être soutenu raisonnablement que cette démarche est moins immorale que celle de donner généreusement au PLQ (pour autant que cette dernière démarche soit effectivement considérée immorale)
  • Je crois qu'il est de bon ton de présenter mes excuses aux libéraux honnêtes et de bonne foi qui contribue tout comme je le fais à une formation politique qu'ils estiment la plus apte à représenter leur idéaux dans l'État et à l'Assemblée nationale.
  • Par contre, je persiste à emmerder les gens malhonnêtes qui contribue à une formation politique dans le but d'en récolter des avantages futurs sous la forme d'octroi de l'État ou de quelconque favoritisme, patronage. Je les dénonce quelle que soit leur obédience politique, car ne nous berçons guère d'illusions, un ministère péquiste amènerait probablement au PQ sa part de donateurs «indésirables».
  • J'exprime le souhait pieux que tous les souverainistes et les nationalistes et les indépendantises et autres caribous partisans d'un Québec libre puisse oeuvrer au mieux-être de la Nation plutôt qu'à de petits complots réconfortants mais sans dessein.


29 novembre 2010

Force-Legault

Un hypothétique parti «Force Québec» réunissant des souverainistes et des fédéralistes décidés, sous l'égide de François Legault, à se relever les manches pour appliquer un traitement de choc de centre-droit pour remettre le Québec sur les rails.

Les fédéralistes sont loin de s'être bousculé aux portes, les médias se sont mis à insister sur le caractère de «centre-droit» du mouvement, contribuant à évoquer un vent de droite déferlant sur notre «paradis socialisant d'Amérique du Nord».

2 novembre 2010

De souveraineté et de la Nation

Illustration : Parti Québécois
Quel bonheur ! La semaine débute avec un feuilleton d'abats péquistes (au sein de querelles intestines), un bal lancé à la face du monde par une lettre ouverte publiée par Le Devoir. Signée par une cinquantaine de jeunes souverainistes, elle se présente comme une charge contre le «plan Marois». Aux camarades peu familières et peu familiers avec ce document, il cristallise la gouverne que Pauline Marois, chef de l'Opposition officielle et du parti québécois, compte donner à son éventuel gouvernement. Lorsque qu'elle a obtenu la chefferie, Marois avait frappé un grand coup et demandant à être libérée de l'obligation de tenir un référendum sur l'indépendance du Québec «le plus tôt possible à l'intérieur d'un premier mandat» (article 1er, programme du PQ adopté en 2005). Pour avoir été actif au Parti Québécois à l'époque, je peux témoigner que beaucoup y ont vu le retour à l'une des grandes orientations historiques du parti. Aux vocables de «bon gouvernement», de «conditions gagnantes» s'ajouterait «un référendum si nécessaire, mais pas nécessairement un référendum». À ses détracteurs, autant Marois que le parti qui l'a couronné va bientôt parler de «gouvernance souverainiste». Quid que cette gouvernance souverainiste ?

Un gouvernement souverainiste [...] utilisera tous les moyens à sa disposition pour mettre fin aux ingérences du gouvernement fédéral [...], assumera pleinement tous les pouvoirs du seul État de la nation québécoise et repoussera à sa limite le carcan constitutionnel canadien [...], prendra tous les moyens politiques et juridiques pour atteindre ses objectifs, tels le recours à la clause dérogatoire ou l’adoption de modifications constitutionnelles [et] déploiera une politique étrangère ayant pour objectif de promouvoir et défendre les intérêts du Québec sur la scène internationale [en négociant et signant] les traités internationaux dans les matières de sa compétence. Il préparera la reconnaissance internationale de la souveraineté du Québec. (Article 1.2, projet de programme du Parti Québécois)
Voici ci-haut la définition avec laquelle les éminences grises péquistes veulent aller affronter la population. En deux mots : «Toujours plus». Il s'agit d'une orientation controversée, car, selon moi, il existe quatre piliers fondamentaux dans l'identité péquiste : l'indépendantisme, le nationalisme, la démocratie et le progressisme. Les évènements de cette semaine portent sur l'arbitrage entre les deux premiers.

Photo : Mark Zuckerberg
Félix-Antoine Dumais-Michaud
Le premier signataire
L'opération tentée par «Les Cinquantes» (transparence totale, j'en connais quatre de nom et le Réseau social estime que j'en connais sept) s'inscrit dans la tendance politique qui fait primer l'indépendantisme sur le nationalisme. La logique de base est la suivante : être péquiste, c'est considérer que le salut du Québec passe par l'indépendance. Accéder à quelques velléités de réforme de la fédération canadienne revient à un aveu implicite de sa légitimité, c'est prendre «le beau risque» qui a détruit le ministère Lévesque dans les années quatre-vingts. Or, si on accepte cette proposition, toute discussion avec le fédéral ne peut qu'être stérile. Pourtant, des gouvernements du Parti Québécois ont souvent négocié par le passé des ententes avec Ottawa - par exemple, l'abolition de la protection constitutionnelle des commissions scolaires religieuses. De même, les signataires dénoncent l'idée selon laquelle l'intransigeance fédéraliste est un moteur du sentiment souverainiste, malgré le contre-exemple particulièrement éclatant de Meech.

Données : Léger Mercatique
L'évolution des intentions de vote référendaires de 1989 à 2010. Au bas du
graphique, des lignes du temps indiquent les partis au pouvoir à Québec,
à Ottawa et les chefs du Parti Québécois et du Parti libéral du Québec. On
constate aisément que le OUI s'est retrouvé en territoire positif devant l'agonie
de l'Accord du Lac Meech, devant l'intransigeance post-référendaires des
élites fédérales et suite au scandale des commandites.

 Sur les rapports infra-nationaux, les signataires dénoncent qu'une stratégie «autonomisante» aura pour effet de créer une situation ambigüe entre le PQ et son électorat fédéraliste. Pour emprunter une logique jadis énoncée par Mario Dumont, les gens sont assez intelligents pour savoir ce qu'une croix à coté un candidat péquiste peut entraîner. L'attaque formulée dans la lettre ouverte qui m'apparait la plus révélatrice est celle qui concerne les périls de la gestion provinciale, voyez plutôt :
C'est là toute une quadrature du cercle qui devra être résolue, en plus des obligations quotidiennes que doit inévitablement rencontrer un gouvernement: éducation, santé, dette, emploi, négociations avec le secteur public, etc. Autant d'éléments incontrôlables qui peuvent plomber l'élan d'un parti et par ricochet, l'option qu'il veut réaliser. Un gouvernement ne peut tirer dans toutes les directions. (Extrait de Transformer le rêve en projet)
Bref, s'évertuer à donner le meilleur État possible à nos compatriotes est un péril avant l'obtention de la pleine souveraineté. Je crois qu'on confond la fin et les moyens ici. N'est-pas précisément pour donner à notre Nation un instrument collectif à sa hauteur que nous chérissons le projet de faire du Québec une contrée libre de percevoir tout ses impôts, d'écrire toute ses lois et de signer tous ses traités, bref, un pays souverain ? Les gouvernements passés du Parti Québécois n'ont donc rien accompli puisque notre fleurdelysé ne flotte toujours pas le long de First Avenue ?

Photo : Parti Québécois
Christine Normandin
La présidente du Comité national des
jeunes du Parti Québécois
En conférence de presse, Christine Normandin, présidente de l'aile jeunesse du PQ, a rabroué l'initiative. Encore une fois, je dois avouer avoir entretenu des collaborations fructueuse avec Mlle Normandin ces dernières années. C'est ainsi sans grande surprise que j'ai assisté à sa sortie. C'est que je suis de ceux pour qui le service de la Nation devrait passer avant tout en politique. Je crois que la souveraineté du Québec est souhaitable et que le Canada ne sera jamais vraiment prêt à accepter ma Nation telle qu'elle est, avec ses aspirations et sa volonté de survivre en terre d'Amérique pour s'épanouir. Une politique froidement «référendariste» ne m'apparait nécessairement absoluement conforme à l'intérêt national. Tout gain obtenu sur Ottawa m'apparaît l'être par contre. Ma réponse est donc sans équivoque : qu'adviendra-t-il si jamais nous rendons le fédéralisme canadien si confortable que la pleine souveraineté ne sera plus ressentie comme une impérieuse nécessitée ?
TANT MIEUX
Mais n'ayez crainte, ce jour n'arrivera jamais.